« L’argent n’a pas été investi correctement : au lieu de donner à boire et à manger aux gens, nous aurions pu entamer la reconstruction, créer de l’emploi, et ces mêmes gens auraient alors pu acheter à boire et à manger » a déclaré le président haïtien lors d’un déplacement au Venezuela, dimanche. Il a ajouté que « ce qui a été fait pour sauver des vies était justifié, mais d’un point de vue pratique [que]cet argent aurait pu être utilisé autrement, pour contribuer au développement » du pays.
Michel Martelly, qui, contre toute attente, a pris les rênes de cette île des Caraïbes en mai, une fois passée la phase la plus critique de l’après-séisme, a toutefois assuré qu’il n’était pas question de « rechercher des coupables » et qu’il fallait se tourner vers le futur.
Il ne veut plus de dons, mais souhaite promouvoir Haïti, parler de sa richesse qui n’a pas été exploitée ».
L’ancien chanteur populaire a souligné avoir mis sur pied un programme visant à attirer des investissements étrangers via des incitations fiscales et des garanties.
Son gouvernement cherche à attirer « entre 3 et 4 milliards de dollars » d’investissements « dans les cinq prochaines années » pour « donner une impulsion à l’économie et permettre à Haïti de décoller ». Il cherche notamment à promouvoir des investissements pour développer le tourisme, la pêche et l’agriculture, et créer des milliers d’emplois, notamment dans le secteur de l’éducation, qu’il estime avoir été délaissé dans le pays.
La semaine dernière, le gouvernement avait déjà annoncé une série de mesures pour attirer les capitaux, dont l’ouverture d’un guichet d’accueil des entrepreneurs et la suppression de certaines taxes, à l’issue d’un forum organisé par la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Fondation Clinton, réunissant plus de mille entrepreneurs dont plus de la moitié venaient de l’étranger.



Réagir
Podcast









Caraibes Midi















