La fête a commencé en début d’après-midi, avec l’arrivée progressive de milliers de personnes. Les fouilles de sacs étaient de mise aux portes du centre-ville, avant que la foule ne se déverse dans les rues foyalaises, à la recherche d’une place pour oberver le défilé.
En tête de cortège bien évidemment, sa majesté Vaval et ses tentacules de pieuvre géante, rappelant impitoyablement la crise économique actuelle, accompagnée de sa cour avec les reines de Fort de France.
Les groupes à pied étaient très nombreux : habituels, comme le tanbou bo kannal, le plastik system band ou encore le comité Bibas en bleu et or cette année, mais aussi de petits nouveaux, tel le vakaband, très remarqué dans ses couleurs fluo.
Les chars étaient également de la partie, commerciaux ou à thèmes. parmi ces dernier, celui de l’Espérance mettait à l’honneur le métier de matelassier, ou cadreur.
Un petit peu plus loin, autre initiative : une petite formation en live rassemblée sur un char recouvert de paille et de bambou, gratifiant le public de musique antan lontan.
Les brajacks étaient évidemment aussi de la partie, pétaradant, suscitant parfois l’incompréhension des touristes, par ailleurs plutôt conquis par l’ambiance conviviale.
La crise et l’actualité ont beaucoup inspiré les différents carnavaliers, dont certains ont fortement tourné en dérision le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, récemment dans notre île. Seul bémol pendant les festivités, selon une commissaire du Carnaval : l’indiscipline de certains groupes qui ne respectent pas tout à fait le circuit indiqué. Aujourd’hui le Carnaval prend la direction du Marin.
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