C’est dans un auditorium bondé que le Premier ministre, accompagné d’une quinzaine de membres du gouvernement, a prononcé son discours ce mardi après-midi. Et c’est pour l’Outre-Mer que François Fillon a eu ses premiers mots. "Nous avons voulu que cette année 2011 soit celle des Outre-mer et permettez moi donc de saluer avec amitié la présence de nombreux maires et adjoints venus des départements et collectivités ultramarines", a commencé le Premier ministre, sous les applaudissements. "Je mesure les exigences de leur engagement, a-t-il ainsi déclaré, plus encore que dans l’Hexagone ils doivent faire face à des situations sociales difficiles, à des besoins toujours croissants d’équipements publics et de services, à des risques naturels".
François Fillon qui a voulu, selon ses propres mots, rendre "hommage à ces élus qui sont les relais de la République et de sa devise, Liberté, Egalité, Fraternité".
Des mots appréciés par les élus mais ces derniers ont été très attentifs à la suite du discours. Car François Fillon a bien évidemment évoqué la crise actuelle et l’effort qu’il souhaite collectif. "Depuis 1975, notre pays est en déficit, a-t-il ainsi expliqué, nous n’avons pas d’autre choix que de diminuer les dépenses et moderniser les structures".
Le Premier ministre qui a également interpellé l’assistance : "Nous devons être solidaires, les élus locaux doivent faire preuve de compréhension, nous avons ensemble un devoir de lucidité !".
Mais le gouvernement a également voulu envoyer un signal aux collectivités locales, en leur annonçant le versement d’une enveloppe supplémentaire d’au moins 2 milliards pour clôturer les finances 2011.
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